Paysdumezenc.com
Revenir à l'accueil

 

Le Pays du Mézenc
Revenir au sommaire

 

Atlas du  pays du Mézenc

Hydrographie & Pêche

Géologie & Climat

Culture & Traditions

Faune & Flore

Comment venir?

L'habitat

L’habitat

La maison des plateaux est l'élément indispensable à la survie des hommes et des bêtes. Les intempéries dont la force est considérable ont demandé un système défensif de poids. Aussi, la pierre est partout présente, des fondations au toit.

De forme rectangulaire, la maison a des allures de forteresse austère par ses formes trapues, le nombre réduit et la petite taille des ouvertures. Tout concourt à faire penser que la bâtisse fait le gros dos à la tempête ou aux visiteurs indésirables.

Orientée le plus souvent au Sud, la construction s'encastre dans un repli de terrain ce qui présente deux avantages : s'isoler du froid et de la " burle " et permettre un accès direct à la grange.

Des murs très épais, au moins 1 mètre, 1,5 mètre et parfois 2 mètres, bâtis en pierres constituent l'ossature de base de la maison. Leur grande épaisseur offre une garantie contre le froid par l'inertie considérable qu'ils apportent.

L'entrée est souvent unique. Les hommes et les bêtes franchissent l'arcasse, grande entrée voûtée conduisant directement à l'étable tandis qu'une porte s'ouvre latéralement pour donner accès au " carré ". La salle du " carré " est une pièce unique de vie. Parfois, une petite chambre est gagnée sur la grange à l'aplomb de la salie, c'est là que les gens dorment.

Une grande cheminée, souvent de trois mètres d'ouverture, permet de cuisiner des plats simples et assure le chauffage de la maison. Les habitants s'assoient dans le " cantou ", l'intérieur de la cheminée.

Deux types de couvertures sont utilisés pour les toitures : le végétal avec les toits de chaume et la pierre avec les toits de lauzes.

La durabilité reconnue de la lauze fait dire : " qui pose lauze pour 100 ans pose ". De ce fait, les toitures encore visibles remontent à plus d'un siècle et pour beaucoup à deux ou trois.

Le végétal fut et demeure le matériau d'élection assurant l'étanchéité des toitures. La gratuité du seigle et du genêt fait que le procédé a connu un grand succès.

On retrouve ces matériaux dans les d iffé rentes constructions " publiques " des villages.

Dans la plupart des hameaux du plateau, on retrouve :

Le four à pain : installé par les seigneurs sur leurs terres. Dans chaque village, les fours banaux étaient à la charge desdits seigneurs de même que leur entretien. Moyennant une redevance (droit de banalité), leurs sujets avaient la possibilité d'y cuire leur pain. Avec la Révolution, le four à pain devient propriété du village.

La fontaine-abreuvoir ou " lou bâcha " : elle était composée d'un ou plusieurs bacs selon l'importance du village et le nombre de bœufs et de vaches.

Le lavoir ou " lou lavadje " : il était alimenté par une source. Protégé des vents par une murette en pierre, il permettait - et permet toujours dans certains villages- à 6 ou 8 femmes de laver collectivement.

" L'assemblée " ou maison de la " béate " : dans de nombreux villages, il y avait jadis une " béate " qui vivait dans une maison dénommée " l'assemblée ", construite par les habitants du village. Chaque assemblée comportait une petite cloche qui servait à sonner l'Angélus, à appeler aux exercices du chemin de croix, du chapelet, du mois de Marie. Généralement, le rez-de-chaussée était occupé par une grande salle dont les murs étaient ornés de statues et d'images pieuses. Vivant grâce à la générosité des habitants, la " béate " qui était une laïque, apprenait le catéchisme aux enfants et leur donnait les premiers rudiments de lecture, d'écriture et quelquefois de calcul.

Toutes ces constructions étaient situées dans le " communal " ou " coudert ".